Récit de rencontres sénégalaises

Nous sommes en septembre 2017. Elles sont neuf inconnues à s’être inscrites pour ce stage en coopération internationale, quelque part en Afrique de l’Ouest, en ne sachant pas tout à fait dans quoi elles se sont embarquées. Donc, sept femmes et deux hommes, âgés entre 19 et 28 ans, qui entament des dizaines d’heures de formation qui visent à les informer sur les techniques d’agriculture biologique, la culture sénégalaise, les principes d’égalité entre les genres et plus encore. Au fil des mois, elles se suivent dans tout : la préparation des lourds bagages, les vaccins à subir, la nervosité pré-départ puis, finalement, la file aux douanes sénégalaises. Ça y est. Après des mois à avoir rêvé des couleurs du Sénégal et à la création de ce périmètre maraîcher tant attendu, elles y sont. C’est la détermination qui mène. Elles veulent tout connaître, tout comprendre, en se plongeant les mains dans le sable qui deviendra terre, en puisant difficilement l’eau à la main, en partageant leur culture et surtout, en absorbant celle du pays qui leur a tendu des bras grands ouverts.

Pour nous, les stagiaires, ce recueil est bien plus qu’un simple récit de voyage ; c’est de donner une voix et une visibilité à celles qui n’en ont pas. Ce n’est pas de séparer le nous du eux. Ce n’est pas de revenir en se considérant chanceuses de vivre comme nous vivons, mais plutôt de reconnaître que chaque culture a ses qualités et ses défauts et que peut-être, le plus grand défaut de la nôtre, c’est de croire qu’elle supplante les autres. C’est ça, à notre sens, la coopération internationale. C’est de partager entre humain.es issu.es de différentes cultures, et de combiner les forces de chacune pour s’en créer une plus belle, plus sensible, plus solidaire.

Le don que vous faites aujourd’hui vous permet certes de recevoir un exemplaire de cet ouvrage, mais il va au-delà de ça. Par sa seule existence, ce manifeste tente de procurer l’aide financière pour l’achat d’une pompe solaire automatique qui permettra à toutes les habitantes de Darou de bénéficier d’une eau qui, au final, leur coûtera moins, en termes de maux, de douleur, de temps et d’énergie. Et ça, c’est en notre pouvoir.

MERCI,

Le groupe Sénégal 2018

Aby Samb – Noemy Leroux
Cheikh Fall – Joseph Descarreaux
Mame Jiarra Gueye – Noémie L.-Dumont
Ndiamé Lô – Frédérik Bergeron
Nogaye Gueye – Camille Leblanc

Awa Ly – Camille Fournier-Paré
Maïmouna Gueye – Véronique Labelle
Maguette Gueye – Charlotte Pelletier
Coumba Ndiaye – Audrey-Ann Bissonnette-Clermont